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Télétravail : la France en queue de peloton ... |
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La France se situe dans le peloton de queue des pays européens qui ont mis en œuvre le télétravail. Quelles causes peuvent expliquer ce faible développement et y’a-t-il malgré tout des raisons d’espérer ? Les points faibles français Plusieurs études ont analysées le retard français et quatre points faibles particuliers ont notamment été observés. - Le faible nombre de télétravailleurs à plus d’un jour par semaine, - Les faible développement des télétravailleurs nomades (ceux qui travaillent ni de chez eux ou de de leur bureau mais chez le client, dans un moyen de transport, …) - Les télétravailleurs indépendants (1% en France contre une moyenne européenne de 3%), - Le télétravail dans le secteur public (moins de 1%). Au-delà de ces quatre points, le télétravail français ne sait pas développé comme dans d’autres pays européens. Les causes possibles Les causes de ce retard sont multiples. Elles sont d’abord technologiques mais de nombreux freins culturels existent également en France. Des causes technologiques : Dans tous les pays, on peut observer une forte corrélation entre le taux de pénétration d’internet (notamment haut débit) et le nombre de télétravailleurs. La France a longtemps été en retard sur le développement des connexions internet. Le minitel est souvent accusé d’avoir retardé l’introduction d’Internet en France. Mais la technologie n’explique pas tout.
D’importantes freins culturels existent aussi. La France s’est toujours caractérisée par une approche « prudente » des nouvelles technologies. De plus, des résistances culturelles fortes existent notamment de la part des responsables d’entreprises de plus de 45 ans, particulièrement rétifs dans leur majorité à l’utilisation de ce type de technologies. Les salariés français estiment quant à eux que l’adaptation de leur poste au télétravail ne serait pas forcément évidente. Fantasme ou réalité ? les salariés européens semblent en tous les cas beaucoup moins inquiets sur cette adaptation.
L’Europe a également analysé le développement du télétravail sur ses dix principaux pays et note un mauvais positionnement sur six facteurs clés (dont notamment l’importance du temps partiel choisi (7ème), l’autonomie dans la gestion de ses horaires (10ème), le degré de flexibilité des salariés (8ème), l’importance du travail indépendant (9ème), le pourcentage de salariés occupant des fonctions d’encadrement (6ème), le pourcentage de salariés bénéficiant de la formation continue (10ème). Sur tous ces facteurs combinés, la France se situerait en 9ème position sur 10, se classant ainsi dans la catégorie des pays « sédentaires ». Des raisons d’être optimistes Il existe heureusement quelques raisons d’être optimiste. La France a d’abord largement rattrapé son retard en matière d’accès internet et se classe même dans le peloton de tête des pays connectés en haut débit (fin 2005, on comptait en France 13,5 millions d’abonnés à Internet dont 9,5 millions en haut débit). Plusieurs actions ont ensuite été entreprises pour développer l’utilisation des technologies de l’information et de la communication dans les entreprises (voir à ce sujet les récents appels d’offre de début 2006 sur l’intégration des TIC dans les PME-PMI). Enfin, la situation internationale tendue sur le secteur de l’énergie rend indispensable de développer rapidement des solutions alternatives pour diminuer les dépenses. Le télétravail fait partie de ces solutions.La France a toujours su trouver les ressources pour « digérer » rapidement des technologies qui ont pu prouver leur efficacité dans d’autres pays. On peut donc espérer que le télétravail connaîtra un fort développement dans les années qui viennent.
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