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TNTIC, site d'information sur télétravail et les téléservices | 12-03-2010
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Le télétravail en Afrique
15-05-2006

Il n’existe pas de statistiques sur le télétravail en Afrique et au Moyen-Orient. Si de nombreuses entreprises de téléservices se sont déjà installées sur cette zone, le problème réside encore dans l’existence d’infrastructures suffisantes pour permettre un développement du télétravail. Les chiffres sur les connexions Internet en 2002 indiquaient qu’il y avait cette année là 5,5 millions de connexions sur le continent africain et 4,65 millions de connexions sur le Moyen-Orient.

La priorité reste donc l’équipement du continent en technologies de l’information et de la communication. Le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) ; organisation intergouvernementale africaine, a ainsi mis en œuvre une commission « e-Afrique » dont le mandat consiste à s’assurer du développement structuré du secteur des TIC en Afrique. Elle doit également « élaborer des stratégies globales ainsi qu’un programme d’action compréhensif pour les infrastructures des TIC et leur usages pour des applications et services des TIC ». La Commission a également pour objectif de s’assurer que chaque pays enclavé est relié à au moins deux points d’atterrissage sur les câbles sous – marins et aussi relié aux pays voisins. Un appel a été lancé, début 2006, pour la sélection d’experts susceptibles de suivre l’évolution de ce projet .Un fois ces infrastructures créées, un rapport publié dans le cadre d’une intervention à la Conférence internationale sur le commerce et l’investissement et disponible sur le site de l’OCDE, préconise notamment la création de « centres de voisinage, regroupant des activités de production, de formation, d’assistance et de solidarité ». Ces centres pourraient bénéficier de subventions dans un premier temps et ainsi participer au développement des cinq zones du NEPAD : Afrique centrale, Afrique australe, Afrique de l’est, Afrique du nord, Afrique de l’ouest.Selon ce rapport, le e-commerce et le télétravail peuvent notamment contribuer au développement d’activités déjà existantes en Afrique. Des secteurs dans le BtoC comme la musique, l’artisanat, le développement de logiciels, … se positionnent déjà en e-commerce. Sur le secteur du BtoB, les centres d’appels se sont également multipliés en Afrique attirant les investisseurs et les entreprises transnationales. Le e-learning est aussi perçu comme un moyen de développer d’abord l’éducation mais aussi la formation professionnelle continue et la maîtrise des nouveaux outils technologiques. Les téléservices dans leur globalité, constituent pour ce rapport, un outil à mettre en œuvre en Afrique. Plusieurs raisons peuvent permettre un développement du télétravail :

  •  la technologie est déjà disponible et elle se développe rapidement avec une baisse des coûts qui vont permettre de généraliser les équipements en TIC sur le continent,
  •  l’externalisation des entreprises, en Europe notamment, ouvre un marché pour les télétravailleurs africains. Les coûts de main d’œuvre en Afrique pourront permettre le développement de la délocalisation en faveur du continent africain.L’Afrique du Sud se positionne comme la locomotive de l’Afrique pour développer les technologies de l’information et de la communication. Ce pays a publié en 2003 le « e-commerce Green Paper ». Ce document analyse tous les problèmes qui devront être résolus pour un véritable développement du e-commerce en Afrique du Sud, mettant notamment en avant une augmentation de la sécurité et la confidentialité des transactions et l’établissement d’un cadre réglementaire autour du e-commerce.
 
 
   
     

 
 
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